L’université dans la ville

Texte issu du site internet de l’université

Cette «Nouvelle Sorbonne» inaugure le concept «d’université dans la ville», en rupture avec les campus clos et en cohérence avec l’esprit de Paris Rive Gauche, c’est-à-dire celui d’un quartier urbain où le logement, l’économie, la culture, l’éducation et la recherche se côtoient et coopèrent dans un quotidien rendu plus convivial et plus fertile pour chacun.
Pour déménager l’Université, plusieurs sites à Paris ou en proche banlieue avaient été envisagés, mais c’est sur la ZAC Tolbiac désormais baptisée « Paris Rive Gauche », que Paris 7 commencera à s’installer en 2005. Elle est située en bord de Seine à moins de 2000 m de Jussieu. L’ambition est, non seulement de réaliser des équipements universitaires, mais de les intégrer à ce nouveau quartier Paris-Rive Gauche. Pour cela, ce quartier s’équipera d’espaces complémentaires indispensables à la vie de ses nouveaux habitants (animations, boutiques, cafés, lieux de détente, etc..).
Ce projet a pour ambition de créer une université citoyenne, en phase avec son environnement social et économique, dont les bâtiments doivent participer à la constitution du tissu urbain au même titre que les immeubles de bureaux et de logements. L’ampleur du projet de l’université (155 000 m² SHON) ne devant pas générer de catastrophe urbaine et surtout ne pas recréer une enclave comme celle que constitue le campus Jussieu, l’option retenue a donc été celle d’un déploiement à partir d’un ensemble de plusieurs bâtiments de masse raisonnable, plus ou moins connexes, se mélangeant aux autres immeubles du quartier et disposant de rez-de-chaussée sur rue.

Servir la rue, se servir de la rue. Répartir les activités de l’université dans un ensemble de bâtiments c’est choisir, de réinvestir la rue à partir du foisonnement des circulations des usagers de l’université entre les immeubles. Il faut également faire en sorte que le traitement des rez-de-chaussée contribue à l’animation de la rue à partir d’activités de services aux usagers de l’université tels que les services d’information et d’orientation, la médecine préventive, la scolarité, le relais handicap, le bureau emplois, le bureau Europe, des restaurants, etc. Par ailleurs, des emprises inaliénables seront réservées pour des activités commerciales indépendantes.
Réinvestir des bâtiments anciens, faisant partie du patrimoine industriel parisien, dessiner l’avenir en s’adaptant à l’existant, mélanger la réhabilitation et les constructions neuves, s’inscrit naturellement dans la culture pluridisciplinaire de l’université Paris 7 -Denis Diderot.
Dès de la première visite des lieux, l’université est convaincue que les Moulins doivent accueillir la bibliothèque –lieu emblématique de l’université- et que la Halle aux farines doit être reconvertie en immeuble d’enseignement centralisé (amphithéâtres, salles de travaux dirigés, etc.). Ces deux bâtiments permettent de développer, dès la première tranche de travaux, une partie du programme qui tient une grande place dans le projet de refondation de l’université Paris – Denis Diderot : sédentariser les étudiants sur le site en leur offrant des services, des espaces documentaires sur plus de 12 000 m² et en mettant à leur disposition des équipements informatiques en libre service pour que chacun d’eux ait accès aux ressources pédagogiques en ligne et aux grandes bases de données nationales et internationales.
Le quartier sera d’usage et de vocation multiple à l’inverse de ce qui est fait depuis 30 ans et qui allait dans le sens de la spécialisation. L’activité s’organisera autour de l’idée de mixité, bureau/logement que viendra encore renforcer la présence de l’Université.
La refondation sur le site «Paris Rive Gauche» constitue pour l’université Paris 7 une chance historique qui lui permettra enfin de développer ses projets sans être contrainte par une répartition défavorable des surfaces sur le campus de Jussieu ; elle offrira également aux étudiants et aux personnels des conditions de travail et d’étude dignes d’une grande université du XXIe siècle.